Le minimum légal : le SMIC agricole
Le salaire d'un vendangeur ne peut pas descendre sous le SMIC agricole, aligné sur le SMIC général : 12,31 € brut de l'heure au 1er juin 2026, soit 1 867,02 € brut par mois pour 35 h hebdomadaires (source : MSA). Certains employeurs paient au-dessus, selon la convention applicable, le poste (porteur) et l'expérience — mais le SMIC agricole est le plancher, débutant ou pas.
Du brut au net : comptez, en ordre de grandeur, un net avant impôt d'environ 78 à 80 % du brut après cotisations salariales — le bulletin de paie fait foi.
Heures supplémentaires : là où la vendange paie
En pleine récolte, les journées sont longues et les semaines dépassent souvent 35 h. Les heures supplémentaires sont majorées de 25 % de la 36e à la 43e heure, puis de 50 % au-delà. C'est ce qui fait la vraie différence entre une campagne « au SMIC » et une campagne bien remplie : à heures longues, la paie grimpe vite et légalement.
Payé au rendement (au kilo) : légal, mais encadré
Certaines exploitations paient à la tâche — au kilo récolté ou au rang. C'est autorisé à une condition stricte : ramené aux heures réellement travaillées, le total doit atteindre au moins le SMIC agricole. Si la parcelle rend peu, l'employeur complète. Chez Pickajob, nos saisonniers sont payés à l'heure : plus simple, plus lisible, sans mauvaise surprise de rendement.
Le contrat vendanges : court, souple, cumulable
Le cadre le plus courant est le contrat vendanges (code rural, art. L718-4 et suivants — Légifrance) : un contrat saisonnier d'un mois maximum, spécifique à la récolte du raisin. Sa particularité : il est ouvert aussi aux salariés en congés payés et aux agents publics, et plusieurs contrats vendanges peuvent s'enchaîner dans la limite de deux mois sur douze. Comme tout contrat saisonnier, il ne donne pas droit à l'indemnité de fin de contrat (« prime de précarité »), mais bien aux congés payés (souvent versés en fin de contrat, majorant la dernière paie de 10 %).
Nourri-logé : quel impact sur la paie ?
Quand l'employeur nourrit et loge son équipe, ces prestations sont des avantages en nature, valorisés selon un barème forfaitaire revalorisé chaque année. Selon les cas, ils s'ajoutent au salaire ou sont déduits du net — cela doit être clair avant de signer. Nos conseils complets : vendanges nourri-logé.
Concrètement, sur une campagne
Une campagne de 3 semaines à temps plein, sans heures supplémentaires, représente environ 105 heures : autour de 1 290 € brut. Avec des journées pleines et des heures majorées — le cas typique en Champagne —, le brut dépasse couramment 1 500 à 1 700 € sur la même période. En Alsace, l'enchaînement crémant → AOC → vendanges tardives peut prolonger la saison à 4-6 semaines : voir vendanges en Alsace et vendange en Champagne.